Last.fm dévoile enfin son modèle économique
Par kephri, jeudi 24 janvier 2008 :: Emarketing :: #118 :: rss
La startup Last.fm, icône du web 2.0 que je suis depuis sa création (pour son produit très innovant et de qualité, ainsi que le webdesign de leur site -en soi un chef d'oeuvre du webdesign moderne en termes de technologies web 2.0 employées-), vient enfin d'annoncer les bribes de son modèle économique avec son programme Artist Royalty Program, qui permet à tout bon musicien ou fan des machines électroniques de publier son album et ainsi, faire son autopromotion sur le net, avec une rémunération à l'écoute, pour chaque chanson.
De plus, Last.fm a finalement convaincu EMI, Sony BMG, Universal et Warner (face à une chute des vente de musique en France de 17 % en 2007 -physique et numérique-), ainsi que des milliers de petits labels, de proposer leur catalogue, des morceaux entiers à l'écoute gratuite sur le net, pour l'instant en beta aux Etats-Unis, en Angleterre, et en Allemagne. Nos responsables de labels en France, sont bien trop occupés à pavaner dans Star Academy ou faire voter des lois répressives en imposant aux Fournisseurs d'Accès à Internet (FAI) de "fliquer" les internautes, voire de faire rentrer des systèmes DRM ahurissants -pour la plupart totalement incompréhensibles pour la personne lambda- dans vos morceaux de musique. A quand le girophare sous Windows... Une attitude qui encore une fois démontre l'incompétence desdits acteurs, qui cherchent en vain à réprimer le consommateur plutôt que de comprendre ses nouvelles habitudes de consommation, puis innover en conséquence.
Parenthèse française mise à part, ce numéro un mondial du réseau social autour de la musique sera donc entre un Google et un Amazon musical, finançant principalement son activité par l'audience, un modèle très classique en somme. Avec des fonctionnalités payantes, par exemple au-dela de 3 écoutes du même morceau par mois. Toutefois, je pense que leur plate-forme a encore un grand potentiel de monétisation inexploité.
Parce que, les consommateurs peuvent enfin se relier entre eux grâce aux groupes et aux suggestions d'amis et de titres automatisées et optimisées par rapport à vos goûts -par exemple, si vous utilisez le plugin AudioScrobbler pour Winamp qui diffuse toutes vos chansons écoutées dans votre profil, à quelques minutes près-, et ainsi recommander des artistes qui -à coup sûr- plairont aux personnes qui ont les mêmes goûts musicaux (grâce à la technologie unique AudioScrobbler qui 1) utilise le spectre d'un morceau numérique pour l'identifier et la "tagger" comme un code barre, non un watermark caché 2) diffuse en permanence et en temps presque réel votre liste de derniers morceaux écoutés dans votre profil Last.fm 3) construit à la volée une radio, également disponible en widget, de votre playlist).
Le site vous propose alors via sa "base-de-données-de-goûts-musicaux-de-tout-un-chacun", une liste de personnes qui écoutent certains de vos artistes et/ou de vos chansons préférées, que vous pouvez consulter et écouter en un clic. Vous avez donc là, selon les lois du Permission Marketing, une recommandation positive et de confiance pour votre décision d'achat. D'où un potentiel pour inciter à augmenter le panier moyen d'achat de musique en ligne. De façon positive pour tous. Le réseau social web 2.0, en somme.
Pour le mot de la fin, Napster est mort, Apple Store arrivera bientôt à la date de péremption, donc vive Last.fm !


fil Rss

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